Témoignage d’Andrea

Voici mon humble témoignage sur ma première semaine d’utilisation d’un Gotway 14 MCM 2S 340WH acheté sur la partie shop de ce blog.
Tout d’abord j’ai connu l’existence des mono-roues électriques (pour faire court les wheels) par hasard en rencontrant dans la rue un utilisateur d’un Solowheel.

Comme tant d’autres j’ai googlé solowheel et je suis tombé sur la page officielle de la marque. Quelle apocalypse… hem, révélation !

Voir avec quelle agilité et souplesse l’on peut se déplacer sur ces engins paraissant tout sauf stables m’a paru presque magique…

J’ai vite été désenchanté par le prix rédhibitoire du Solowheel et de fil en aiguille je suis arrivé sur ce blog qui propose des commandes groupées pour des clones made in China (bon, le Solowheel est aussi fabriqué en Chine, je sais…), notamment au début les Rockwheel et après les Gotway. Le retour d’utilisateurs sur les commandes et les performances de ces wheels from China m’ont convaincu et je me suis lancé assez vite.
Suite à des soucis de communication avec le distributeur chinois (aujourd’hui résolus) j’ai du attendre un peu plus d’un mois avant de pouvoir enfin enjamber la petite merveille.

Je dois admettre que l’envie de l’essayer accumulée sur un mois a créé une sorte d’envie difficile à maitriser mais lorsque j’ai pu enfin y monter dessus j’ai eu des sensations très discordantes.

Je me suis dit que je ne pourrai jamais maîtriser l’engin comme l’ont fait les personnes sur les vidéos… Comment diable peut-on rester en équilibre sur ce truc instable ? Pourquoi donc le truc n’est pas stabilisé gauche-droite ?
Surmontées ces premières incertitudes j’amène la wheel dans mon palier et je suis les consignes de base pour ne pas me casser la gueule la première seconde : se tenir avec un bras sur un mur, mettre le pied opposé sur une pédale, incliner légèrement vers le mur et poser en sautant l’autre pied sur l’autre pédale. Jusque là tout va bien, je ne suis pas trop maladroit ni rigide. J’appuie sur mes orteils vers l’avant pour sentir la poussée du moteur électrique et après je fais la même chose avec les talons. Génial ! Comme suggéré par certains, j’ai mis la sangle d’apprentissage autour de la poignée de la wheel pour faciliter les choses. Sur ce point je dois dire que ça ne m’a pas du tout aidé, au contraire j’avais la tendance à vouloir utiliser la sangle pour m’équilibrer et je n’arrivais pas du tout à rester droit et décontracté. Premiers essais avec une main sur le mur et une tenant la sanglé ratés piteusement. J’arrive quand même au bout du couloir en me tenant mais ce n’est pas du tout amusant, plutôt casse gueule et dangereux pour la peinture décor des murs du palier. J’enlève cette satanée sangle et… merveille ! Je peux faire deux mètres. J’insiste pour voir si je peux éviter de me redresser en m’appuyant aux murs et j’allonge petit à petit mes distances. Après 30 minutes d’essais je me dis que je pourrais y arriver un jour si je continue à m’entraîner régulièrement. Astuces pour progresser suite à cette première séance indoor : restés droits, décontractés et regarder devant et pas de sangle !
Les jours passent et je n’arrive pas à me libérer pour continuer mon entraînement. Je rêve de ma wheel la nuit et le jour aussi… Une semaine après je me décide à m’équiper et à descendre dans mon garage qui est très spacieux et en forme de U de dimensions 50 x 20 m. Parfait ! Pas de casque mais chaussures montantes et protège poignets obligatoires pour les débuts (et aussi après…).

Je répète les mêmes mouvements en longeant un des bras longs du garage et en une dizaine de minutes j’arrive à rester en équilibre en ligne droite sur une dizaine de mètres. Je découvre que le droit est mon pied fort, pas question de faire ça avec le gauche pour le moment (mais m’y connaissant je ferai de mon mieux pour être ambidextre en wheel). Je m’entraine à sentir la poussée du moteur vers l’avant et j’essaye de comprendre comment freiner sans tomber mais c’est un peu trop tôt pour faire ça de manière consciente. Résultat de cette deuxième séance de 20 minutes : pour l’équilibre il faut de la vitesse et pour aller suffisamment vite il faut pas avoir peur.
Troisième séance d’entraînement toujours au garage mais avec la marmaille qui s’amuse à me suivre (ou l’inverse plutôt) en trottinette. J’arrive à monter dessus sans me tenir au mur et je peux rester en équilibre pour toute la longueur du garage. Je teste le freinage progressif et après quelques frayeurs aussi freinage d’urgence, je me dis que c’est très important d’apprendre ça au plus vite. Au bout des allées je tourne la wheel avec ma mains et j’acquière de l’assurance en me penchant pour ne pas faire tomber la wheel lorsque je mets mon pied par terre. Disposant d’un grand cercle vers la gauche et vers la droite j’essaye les virages larges en reproduisant la technique du regard. Ca marche du tonnerre mais il faut vraiment y croire et surtout avoir de l’espace. Après une demi-heure de pur bonheur je pousse encore plus et je m’aperçois que j’arrive à m’incliner sur la gauche et faire des ronds serrés sans tomber. Je arrive à virer serré au moins à gauche. A droite j’y arrive par à-coups en tournant les hanches. Autre level-up, le sol en béton du garage dispose d’un petit caniveau transversal par lequel je suis obligé de passer. C’est pas une descente d’un trottoir mais ça m’entraîne à garder une certaine vitesse et à rester stable lors des secousses. Bilan de la séance : je sais faire des lignes droites sans limite de distance, des virages larges dans les deux directions, des virages serrés à gauche, des freinages d’urgence, des franchissements d’irrégularités du sol.
Avec moins de 2h sur ma wheel je me dis qu’il faut passer à l’étape suivante : la rue. Quelques jours après je me prépare pour aller au travail en wheel (environ 2 km de trottoirs larges avec des piétons à éviter, quelques passages piétons et sans dénivelé). Pas très dur, je me dis. Sauf que j’ai rajouté des difficultés inutiles qui m’ont couté quelques gouttes de sang et du temps perdu aussi. Je mets un casque vélo, les protège poignets et pour rester léger je décide de prendre une sacoche au lieu de mon sac à dos et étant donnée la chaleur je mets des mocassins comfortables… 2 grosses erreurs. La sacoche se balance avant et arrière et me déséquilibre et les chaussures ne protègent pas mes malléoles. Au premier passage piéton que je décide d’affronter courageusement je perds l’équilibre et je me prends une pédale sur le mollet gauche et l’autre sur la malléole droite. Même pas mal je me dit, et je continue sans broncher après avoir recollé la mousse d’un côte qui avait fichu le camp. Je fait une course et puis je reprends le trottoir en direction du boulot et je m’aperçois que je mon pied droit est recouvert de sang… Une stupide excoriation sur la malléole qui a pissé le sang… Sur le mollet gauche j’ai aussi du sang mais beaucoup moins. Je décide de retourner chez moi pour me panser, changer de chaussures et de sac. Terminée cette opération je remonte sur ma roue (courageux…) et… miracle ! Beaucoup plus fluide et stable. Aucun problème jusqu’au travail mais j’ai été plus prudent, tout de même. Retour à la maison pour midi sans vraies encombres, je prends mon pied et j’acquière de l’assurance. Je laisse la wheel à la maison au profit de mon vélo l’après-midi… faut pas abuser ! Bilan pour ce trajet : quelle invention le trolley ! J’ai vite compris comment ralentir, me pencher en avant pour attraper la poignée du trolley, poser un pied par terre et allonger la poignée pour pousser la wheel comme une valise. Ca marche du tonnerre, je ne sais pas comment je ferais sans le trolley.
La même semaine je fais encore 1 séance au garage pour confirmer les acquis et tester la vitesse et les freinages et refais aussi le trajet maison-boulot pour apprendre à rester stable sur les dénivelé et les passages piétons. Justement, les piétons… c’est très difficile de maîtriser les approches. J’ai opté pour une attitude de prudence absolue. Jamais trop proche (dangereux pour eux surtout) ni trop vite (pour pouvoir s’arrêter confortablement). Je me suis entraîné à pivoter les hanches sur place et à basse vitesse pour rester debout le plus longtemps possible. En cas de doute je me transforme en piéton et je pousse la wheel allumée avec le trolley. Aucun danger.
J’ai encore énormément de choses à apprendre et je me sent pas du tout en confiance pour la totalité du trajet, mais à chaque fois je progresse et j’éprouve toujours du plaisir. Je retrouve la même sensation qu’en regardant les vidéos… sauf que c’est moi qui conduit !
Prochains objectifs : descendre des trottoirs, monter des trottoirs bas en sautant, faire plus de 20 km/h, descendre quelques marches d’escalier, faire des virages très serrés et changer de direction.

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