Conseils pratiques pour bien débuter

Le RockWheel/GotWay ne disposant pas de roulettes d’apprentissage, voici une technique efficace pour débuter. (le AirWheel, par exemple, dispose de roulettes d’apprentissage amovibles, mais c’est inutile 😉 )

Il existe d’autres techniques. Celle-ci a fonctionné pour moi. (Chacun sa méthode)

A raison de quelques minutes par jour pendant 1 semaine, vous serez complètement autonome. Commencez par des exercices courts (2 minutes), puis augmentez chaque jour à mesure que vous prenez confiance. Ne pas insister au début, écarter les séances si nécessaire.

Pour débuter, le plus simple est de prendre appui contre un mur. L’idéal est d’avoir deux murs, dans un couloir par exemple. Mais surtout pas à l’intérieur de la maison ! sinon, bonjour les dégats. Moi, j’ai appris dans le couloir de ma cave.

Attention : ne jamais soulever le RockWheel/GotWay au dessus du sol. Si la roue ne touche pas le sol, le Wheel « perd les pieds » et se met a accélérer. La roue tournant à grande vitesse, cela peut être dangereux. Ne pas utiliser le Wheel déchargé, sous peine de chute. Ne pas transporter l’engin en le tenant par le pneu, cela risque de vous couper les doigts.

Après avoir déballé le Wheel et chargé la batterie, le poser au sol, verticalement, pédales déployées. Mettre sous tension en pressant le bouton situé sur le dessus du capot; certaines Wheel nécessitent un appui long, c’est le cas des derniers GotWays. Notez le témoin de charge de la batterie. Aller d’avant en arrière en tenant le Wheel par la poignée (sans monter dessus), pour comprendre le principe de l’équilibre electronique. Pour comparer, éteindre le Wheel, et faire le même test : il basculera en avant et en arrière.

Le sens de fonctionnement est en principe avec les témoins lumineux et le connecteur de charge à droite de l’appareil. Cela dit, la plupart des modèles fonctionnent aussi bien à l’endroit qu’à l’envers.

Démarrage

Remarque avant de commencer : j’ai décrit ci-dessous ma propre expérience, en esseyant de décomposer au maximum l’apprentissage. L’utilisation du pied droit ou gauche comme pied d’appui est à la discretion de chaque pilote, et n’est pas forcément lié à la main forte (droitier, gaucher).

1) Le Wheel sous tension, poser le pied gauche sur la pédale de gauche, et prendre appui sur le mur avec la main gauche. Le pied gauche, bien calé contre le boîtier au niveau du mollet/tibia/cheville, ne doit pas appuyer sur la pédale. Au contraire, le pied gauche repose sur la pédale, mais le wheel doit pencher au maximum vers la droite, presque jusqu’à ce que la pédale de droite touche le sol. Attention : au délà de 45° d’inclinaison, le Wheel se met en sécurité. Il faut alors l’éteindre, et le rallumer.

S’assurer que le pied droit , en appui sur le sol, est bien aligné et parallèle à la pédale de droite. Le pied droit ne doit être ni en avant, ni en arrière. Les deux pieds et le wheel doivent être alignés.

2) Le pied gauche toujours en appui sur la pédale de gauche et la main gauche en appui sur le mur, votre poids se trouve sur le pied droit, au sol. Essayez de sautiller sur le pied droit, tout en gardant le Wheel en équilibre avec le pied  gauche. Sautez de plus en plus haut. C’est comme sauter à cloche-pied.

Si le Wheel pivote, c’est que votre pied droit (celui au sol) n’est pas parallèle à la pédale.

3) Le feeling est pris : le Wheel reste en équilibre pendant que vous sautillez sur le pied droit (qui est au sol) et que votre pied gauche maintient le Wheel en équilibre. Comme le Wheel est penché vers la droite, la pédale de droite n’est qu’à quelques petits centimètres du sol. Il suffit de « sauter » avec le pied droit sur la pédale de droite, et vous y êtes. Attention : ne jamais tenir la poignée du RockWheel pour monter dessus! il faut rester toujours droit. Mieux vaut tenir le mur.

4) une fois sur le Wheel, aidez-vous des deux murs du couloir pour expérimenter les accélérations, freinages, virages. Serrez bien le boîtier du Wheel avec vos mollets/tibias. Cela peut être douloureux les premiers jours (bleus). Les douleurs disparaissent avec l’entrainement, mais si la douleur est trop intense au début, mieux vaut écarter les séances. On peut utiliser des protections en mousse à coller sur le Wheel, ou utiliser des protège tibias.

A mesure que l’on prend confiance, on ne serre plus tant les jambes, et cela provoque aussi moins de douleurs et améliore la stabilité surtout lorsqu’on prend de la vitesse.

5) le mur une fois lâché, pour garder l’équilibre suffit simplement de tourner rapidement à droite et à gauche (slalom) en pivotant les hanches, tout en restant droit. Ne pas essayer de garder l’équilibre ou de tourner en vous penchant à droite ou à gauche! C’est exactement comme le vélo, où on joue avec le guidon pour garder l’équilibre, et pas avec la selle. On se penchera plus tard.

Profitez-en pour vérifier le gonflage du pneu. Au début, un pneu sous-gonflé facilite l’apprentissage.

6) refaire le même exercice avec l’autre pied, autre main, autre mur, pour trouver votre pied « fort ». Attention, le pied fort n’est pas nécessairement du même côté que la main forte. Je suis droitier, pourtant je monte sur le RockWheel avec le pied gauche; cherchez l’erreur. D’autres démarrent avec l’autre pied. Technique du mur expliquée en vidéo, aussi avec le pied droit.

 Arrêt

Je vous conseille de soigner vos arrêts, sinon, vous allez inutilement abîmer votre Wheel; exploser votre Wheel est le terme exact. Il suffit de regarder l’état du mien pour comprendre 🙂 Heureusement, ces machines sont tellement solides que seuls les pare-chocs s’abîment vraiment. L’utilisation d’un sangle ou ceinture, fixée à la poignée du wheel, permet de ratraper l’engin en cas de chute.

Lors d’une chute, le Wheel met quelques millisecondes à « tilter« , c’est à dire détecter l’inclinaison et se mettre en défaut et s’arrêter. Avec l’inertie, il se met à tourner sur lui-même très vite, rendant imprévisible l’arrêt, et surtout : c’est dangereux pour vos chevilles ! L’un des lecteurs (Jérôme) conseille l’utilisation d’une sangle ou centure attachée à la poignée du Wheel, qui l’empèche de tomber en cas d' »ejection du pilote » 😉 Merci à lui pour cette idée ! (il semble que ce soit la technique adoptée par la plupart des débutants… si j’avais su…)

Pour s’arrêter convenablement, il suffit de ralentir tout en pliant les genoux, et approcher doucement la main de la poignée. Vous pouvez aussi pivoter l’un de vos pieds sur le talon, puis pencher un peu le Wheel pour descendre votre pied de la pédale, tout en attrapant la poignée avec la main. Ceci évitera au Wheel de basculer et s’endommager.

Par la suite, il ne sera plus nécessaire de saisir la poignée. Il suffira de maintenir le Wheel en équilibre avec l’un de vos pieds pour qu’il ne bascule pas; retour à la position de départ. Plus tard, on s’arrêtera en pivotant, sans même avoir à saisir la poignée de la roue, mais ceci est une autre histoire.

Une dernière chose : ne jamais se pencher en avant (pour accélérer à fond) ou en arrière sans bien connaître les limites de son véhicule ! Voir ici pourquoi.

Si vous avez des questions, remarques ou conseils, ou si vous voulez faire partager votre propre expérience, surtout n’hésitez pas à écrire un commentaire.

Philippe.

Une réflexion au sujet de « Conseils pratiques pour bien débuter »

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